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Association « LES GARDIENS DE LA GARDIOLE »
Pour la Valorisation et la Protection de notre
Environnement.
19 rue Jean-Philippe Rameau, 34690 Fabrègues
www.lesgardiensdelagardiole.com
Le mythe du petit village Gaulois qui
résiste à l'envahisseur n'est pas surfait ! Il y a en France de nombreuses
communes qui ne se sont pas résignées devant le sacrifice auxquelles elles
étaient condamnées par de gros industriels du déchet qui, en tentant de les contraindre
sous le poids d'une logistique et d'un lobbying puissants, essayent de les
fragiliser devant l'opinion publique en les désignant comme atteintes du
syndrome NYMBY (pas dans mon jardin).
« PASSARAN PAS ! »
voilà le cri de ralliement de Fabrègues, petit village Héraultais qui est entré
en résistance il y a plus de quatre ans, quand le 23 juin 2004 le projet privé
SITA d'enfouissement de plus de deux millions de tonnes de déchets prévu au pied du superbe massif classé de La Gardiole est sorti du
chapeau pour tenter de pallier au problème récurant, jusque là pratiquement
ignoré, du renouvellement de la filière du traitement des déchets de l'Hérault.
Mais la population ne s'est pas
contenté d'un combat acharné pour la protection du massif et de la nappe phréatique
localisée en plein karstique (terrains extrêmement perméables), puisque
l'association des Gardiens de la
Gardiole forte de ses 1400 adhérents, travaille aussi à la
promotion de solutions alternatives utilisant les meilleures technologies
disponibles pour valoriser au mieux nos déchets en respectant au maximum notre
environnement afin de tendre vers le « zéro déchet ultime » ! Et
ce deuxième combat pourrait, à terme, être le précurseur en Europe d'une
révolution technologique radicale et nécessaire.
1- Les Gardiens de la Gardiole ont démontré
l'inadéquation du projet privé d'enfouissement par rapport au site où SITA veut
l'implanter.
-Plus de 7000 manifestants
ont arpenté les rues de Montpellier et de Fabrègues...100
cahiers de doléances lors de l'enquête publique réalisée en plein mois de
juillet ( !) ont rassemblé plus de 3000 textes de refus du projet,
-Des centaines d'actions « coups de poings »,
de réunions,de courriers,des forums de travail, des journées de rencontres, des
réunions en Préfecture, au ministère de l'environnement, à la commission
européenne à Bruxelles,
-Le soutien de 6 députés dont Robert Lecou et de nombreux
maires et responsables politiques et de toute une population,
ont permis d'alerter sur les incohérences flagrantes du dossier, relevées par de
nombreuses expertises (nappe phréatique sous un sol karstique, zones de protections, faune menacée (pie grièche à
poitrine rose, outarde canepetière en
voie d'extinction...présence du lézard oscellé (de 60 cm de long)),...1000
emplois directement menacés par la délocalisation d'une usine,
Ces révélations ont pratiquement
obligé les trois préfets qui se sont succédé depuis l'apparition du projet à
repousser encore et encore la prise de décision, malgré le besoin urgent de
solutionner le problème Héraultais.
Les gardiens, leur maire, et le
député Robert Lecou ont été reçu à paris par Nathalie Kosciusko-Morizet, par Nelly Olin lors du précédent ministère, à Bruxelles
par les dirigeants de la commission
européenne de la Directive
« eau » qui les ont conforté dans leur positionnement.
2- Les Gardiens de la Gardiole ont sans cesse
travaillé à rechercher les meilleures technologies disponibles de traitement et ont acquis la conviction que la filière idéale
aujourd'hui serait celle qui mettrait en œuvre :
-Le tri généralisé et obligatoire,
préalable indispensable à toute possibilité de valorisation des déchets (avec
un effort particulier pour les toxiques). Ce tri pourrait être mis en
application grâce à la pesée embarquée (technique qui permet de remplacer la
taxe uniforme d'ordures ménagères par une redevance dont le montant est
déterminé par le poids des déchets effectivement jetés par les ménages)
-Le Compostage et/ou la méthanisation
des déchets organiques (fermentescibles) ce qui permet de les valoriser
entièrement en gaz et en compost.
-Le recyclage du verre,
cartons et papiers, métaux
-La gazéification par torche à
Plasma des déchets ultimes. Cette technologie présente beaucoup
d'avantages :
-Par rapport
aux incinérateurs :
- pas d'émanation
de dioxines ni de furanes (gazs toxiques)
- pas de production de mâchefers toxiques mais
plutôt un vitrifiât dont l'innocuité sur l'environnement à été évaluée par Ineris à 200 000 ans, et qui
peut donc être utilisé comme matériau du BTP.
- pas de production de réfiums (poussières de
fumées très toxiques, actuellement traitées par... torche à plasma).
-Par
rapport aux méga décharges :
- pas de
production de lixiviats (jus très toxiques polluants les nappes phréatiques)
- pas
d'odeurs.
- pas
d'envols de plastiques et papiers.
Au lieu d'enfouir nos déchets ultimes dans des trous où de les
brûler par combustion classique, il s'agit de les considérer comme une
ressource encore valorisable afin d'en tirer une grande quantité d'énergie et
un matériau recyclable. Ainsi, nous parviendrons à nous approcher du
« zéro déchet ultime » !
La technologie de la gazéification
par torche à plasma a beaucoup évolué ces dernières années. Alors qu'elle
n'était utilisée qu'en petites unités et que pour des déchets spéciaux dont le
traitement était donc relativement coûteux, une usine de grande capacité de
traitement des déchets ménagers tourne depuis 2007 à Ottawa au Canada. Le
nouveau proccès fourni une énergie électrique qui permet par sa revente de présenter
un coût de revient à la tonne inférieur à ceux de l'incinération et de
l'enfouissement. De nombreux projets sont en train d'éclore dans différentes
parties du globe.
Loin d'être victimes du syndrome de
NYMBY, mais décidés à ne pas être sacrifiés aux intérêts juteux des
enfouisseurs, après avoir recherché la meilleure technologie disponible, les
Gardiens de la Gardiole et le maire de Fabrègues ont choisi de proposer
l'implantation d'une usine de gazéification sur le territoire de la
commune ! Un projet est actuellement en
cours d'élaboration.
Signalons une première en
France : le CODERST qui s'est réuni le 22 mai 2008 à Montpellier à exaucé
la demande des Gardiens qui lui demandaient de surseoir à rendre son avis sur
le projet d'enfouissement SITA avant d'avoir pu étudier la technologie
alternative de la gazéification par Torche à Plasma.
Il se pourrait qu'au final la
raison l'emporte... La détermination des Gardiens est, elle, indéfectible !
Pour les Gardiens de la Gardiole,
Le Président Philippe Massérini.
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