Nouvelles flash
greg-sita-2 
 
le « casse-tête » des déchets... Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Daniel Vila   
10-11-2006

Comment résoudre le « casse-tête » des déchets, en évitant de sacrifier la Gardiole?

eboueur

    Après tant d’années passées à pratiquer la politique de la « patate chaude »  qui a consisté pour les dirigeants locaux à se débarrasser au plus vite des dossiers gênants liés aux déchets, ces hommes politiques devraient de façon urgente poser et se poser les vraies questions, et "mettre en œuvre des démarches prospectives concertées transparentes et durables", ne pas agir dans l’urgence irréfléchie qui les conduit à reproduire des scandales écologiques (Thôt) qui laisseront une trace indélébile dans le paysage de notre région et dans la chair de ses habitants. Il n’y a que l’opinion publique qui puisse infléchir leur comportement ! Or, malheureusement, la grande majorité des citoyens n’est sensibilisée que quand elle est directement concernée par la proximité d’un projet.
poubelles010

Aussi il est nécessaire :

  • De faire respecter les lois qui obligent les producteurs et certains commerçants à récupérer en vue de les valoriser les produits en fin de vie qu’ils avaient préalablement mis sur le marché.
  • De financer efficacement des programmes de sensibilisations des citoyens afin qu’ils adoptent de nouveaux comportements d’achat (préférer les produits réutilisables et « écolabellisés ») et taxer quantitativement la poubelle de chaque consommateur. -de financer efficacement et faire un effort très particulier sur la généralisation et l’amélioration qualitative des techniques et procédés de tri de nos déchets. Le tri efficace  étant la condition obligatoire à la mise en œuvre de techniques de valorisation et traitements des déchets. Et taxer qualitativement la poubelle de chaque consommateur.
  • De créer des « parcs à ressources » (voir projet sitcom de Pézenas), qui existent déjà à l’étranger, qui sont une nouvelle sorte de déchèterie où le déchet n’est plus considéré comme une nuisance mais comme une ressource, avec, intégrées, des banques d' échange où des entreprises qui en ont besoin demandent à des entreprises qui se créent à cet effet de leur récupérer tel ou tel matériau ou produit. - mettre en œuvre non pas une seule technique de valorisation mais plusieurs, qui, combinées, permettront de tendre vers le seul et unique objectif qui doit être le notre : le ZERO DECHET.Ces techniques pourraient être :
  • compostage individuel des déchets organiques  dans les zones rurales. (différentes techniques à promouvoir existent).
  • Compostage collectif des déchets organiques dans les zones urbaines (voir exemple de Launay Lantic).
  • Usines de méthanisation de taille raisonnable et réparties sur l’ensemble du territoire Est Héraultais, au plus proche des producteurs de déchets.
  • Procédés innovants, tel que le « Chaulage » qui permettraient de traiter de façon bien moins onéreuse les déchets. Mais ces procédés techniques sont minimisés par les grands industriels de l’ordure qui font leur bénéfices sur des coûts de traitement élevés de tonnages de déchets qu’ils espèrent toujours plus grandissants… (voir procédé CALCIOR)
  • Principe de la torche à plasma qui pourrait être utilisé pour les seuls déchets ultimes, dans de petites unités,  et qui selon la technique de la vitrification permettrait de donner un caractère inerte aux déchets qui en seraient issus qui pourraient être alors déposés dans :
  • De petits centres de stockage de déchets ultimes biens répartis sur le territoire et dans des endroits isolés et déjà dégradés( tels que ceux qu’avaient sélectionné les experts d’Antéa, alors mandatés par l’Agglo).            

    Si ce choix était mis en œuvre par nos décideurs, bien que ne permettant pas de maintenir les bénéfices juteux des gros industriels implantés sur le marché, il présenterait l’avantage d’une mise en œuvre rapide et économique, tout en développant la responsabilisation de chacun sur les notions de production, traitement et stockage des déchets. Il permettrait de ne plus sacrifier un lieu et une population bien déterminée (le Thôt ou la Gardiole) en y concentrant tous les déchets d’un département et donc toutes les nuisances qui en découlent et de répartir au contraire des centres de traitement ou de stockage plus équitablement entre tous les citoyens  producteurs de déchets afin de les responsabiliser sur ces questions et les emmener ainsi à changer leur mode de consommation, afin qu’ils en produisent le  moins possible !

 

    Nous constatons que les dirigeants de l’agglo de Montpellier, après des décennies d’incurie dans ce domaine pendant lesquelles ils ont rempli une montagne de déchets au Thôt, sont aujourd’hui prêts à reproduire le même scandale à une poignée de kilomètres plus loin sur un des flancs de La Gardiole, massif protégé !Pour le moins, s’ils n’ont pas le courage d’entreprendre une politique de gestion ayant pour objectif le ZERO DECHET, qu’au moins ils répartissent leurs trous et autres lieux d’enfouissement dans des centres de stockages mieux répartis sur l’ensemble de l’est Héraultais (lieux isolés et dégradés) et qu’ils ne dépassent pas les 40 ou 50000 tonnes annuelles sans quoi les populations limitrophes se sentiront (à juste titre) sacrifiées, et le feront savoir ! Avec le député Lecou, notre maire Jacques Martinier et les Délégués du personnel d’Areva, nous avons développé ces idées devant le Préfet lors de la rencontre qu’il a bien voulu nous accorder ce 18 octobre.Les nouvelles expertises que nous avons réalisées en partenariat avec la mairie ont fait naître de tels doutes que le Préfet à décidé de reporter sa décision au début 2007 !


    Connaissant les pratiques peu honorables de la SITA qui apporte souvent des mesures compensatoires « bidon » aux problèmes environnementaux soulevés par les détracteurs de ces projets, nous avons mis en garde le Préfet sur le fait que nous n’accepterions pas un tel simulacre de « solutions ».

 


    Soyons vigilants, soyez vigilants ! Si on se moquait de nous et si on nous méprisait, il y a fort à parier que  la contestation deviendrait une insurrection ! Pour l’heure, nous prévoyons des actions juridiques, des expertises supplémentaires (dont une étude de traçage des eaux souterraines) et des actions coup de poing dont nous vous donnons rendez vous à la prochaine : le 18 novembre à 10h15 sur le parking du terrain de foot de Fabrègues. Résistons ensemble. Passaran pas.
Dernière mise à jour : ( 14-11-2006 )
 
< Précédent   Suivant >
© 2009 Les Gardiens de la Gardiole - Pour la valorisation et la protection de notre environnement - Contre le projet de méga décharge SITA à Fabrègues
Joomla! est un logiciel libre distribué sous licence GNU/GPL.