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Réponse aux affirmations de Monsieur Roumégas
parues dans le Midi Libre du 5 mars 2007
Les Gardiens de la Gardiole se sont invités, jeudi dernier, au meeting de Dominique Voynet pour dénoncer l'attitude des verts de Montpellier face au problème du projet de méga décharge à Fabrègues et par extension face à celui du mode de gestion des déchets dans l'agglo et dans le département.
Dans un premier temps, le silence des verts de Montpellier sur le sujet de la méga décharge à Fabrègues nous avait laissé dubitatifs (le projet existe tout de même depuis déjà bientôt 3 ans).
Le 24 janvier 2006, Monsieur Roumégas et Madame Moschetti Stam ont accepté de recevoir une délégation des Gardiens et nous ont assuré qu'ils prendraient publiquement position contre les méga décharges « au moment opportun ». Quand, plusieurs mois après, lors de l'enquête publique, nous leur avons écrit en leur rappelant que le moment opportun ne pouvait plus être reculé, ils n'ont pas réagi...
Pas une fois il ne se sont manifestés publiquement et fortement pour combattre le projet SITA sur le massif de la Gardiole. Et ils n'ont pas répondu à l'invitation que nous leur avions envoyé avec le Collectif Inter associatif des Déchets de l'Hérault (qui réunit toutes les associations du département luttant pour une meilleure gestion des déchets), à l'occasion du Forum Départemental que nous avions organisé à Fabrègues le 23 mai 2006.
Au contraire, Madame Moschetti Stamm, dans un récent article de Midi Libre, estimait que ce site serait nécessaire.
Alors aujourd'hui, nous ne sommes plus dubitatifs, nous nous sentons trahis.
Nous sommes d'accord avec les verts de Montpellier sur le principe de méthanisation qu'ils ont mis en œuvre, mais, sans une politique efficace de tri des déchets en amont qu'ils auraient du faire entreprendre avant toute chose, la construction de l'usine surdimensionnée de Garosud entraîne inexorablement l'agglo à trouver des sites où enfouir les milliers de tonnes d'ordures qui n'auront pu être traitées convenablement.
Et quand Monsieur Roumégas affirme dans le Midi Libre du 5 février que la « décharge de Fabrègues ne recevra que des déchets ménagers valorisés et en petite quantité » il n'est visiblement pas au courant du projet SITA qui prévoit l'enfouissement de cent cinquante mille tonnes annuelles (soient plus de deux millions de tonnes sur 15 ans) de déchets qui seront entre autres constitués de Déchets Industriels Banals, de refus de tri,etc.... et qui côtoieront une unité de compostage de déchets verts...
Alors, contrairement à ce qu'affirme Monsieur Roumégas, nous savons bien que dans un premier temps il faudra bien trouver quelques « trous » pour y enfouir les déchets que la technologie moderne a encore du mal à recycler.
Mais nous croyons qu'ils doivent être de petites dimensions (moins de 50000 tonnes/ an) pour pouvoir être acceptés par les populations riveraines et que leur localisation ne doit pas porter atteinte à un environnement protégé (telle qu'une nappe phréatique très rare ou tel qu'un massif protégé).
Peut-être que pour certains d'entre nous, la fibre écologique s'est réveillée il y a peu de temps et que notre combat incessant depuis deux ans n'est pas encore jugé assez long par certains pour faire tomber leur méfiance sur notre cause, mais il est heureux que la pertinence de nos travaux et de nos observations ait pour le moins retardé et modifié un projet désastreux qui, nous en sommes persuadés, ne verra jamais le jour ! Et ceci, pour le moment, sans l'aide des verts de Montpellier.
Ce qui est plus regrettable, c'est qu'entre temps, rien n'est imaginé et entrepris pour résoudre efficacement le casse-tête des déchets qui se pose dans notre agglo. Aux solutions archaïques et « privées » des méga décharges on répond par un projet de méga décharge !
Très sincèrement, nous nous sentons respectueux par rapport à l'expérience et à la durée de l'engagement des Verts de Montpellier, mais nous prétendons affirmer aujourd'hui qu'en ce qui concerne ce projet de méga décharge SITA au pied du massif de la Gardiole, soit ils ne connaissent pas les particularités environnementales du site, soit ils pratiquent la langue de bois.
Nous ne pouvons pas le croire et sommes persuadés qu'un rapprochement est encore possible.
Certains élus verts du bassin de Thau, sans doute plus libres de leurs mouvements, ont choisi de nous soutenir dans ce combat pour la protection de notre environnement et pour une meilleure gestion des déchets. Nous souhaitons vivement un rapprochement efficace avec ceux de Montpellier.
Le 5 mars 2007
Les Gardiens de la Gardiole.
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