COMPTE RENDU DE LA REUNION AVEC LE
SECRETAIRE GENERAL DE LA PREFECTURE DE L HERAULT,
EN DATE DU 11/08/2005 DE 10H00 à12H00 :
Présents : Philippe MASSERINI Jean-Luc NOYER Erik ESCOLANO.
Le secrétaire général de la préfecture, après avoir écouté nos
doléances et revendications tant sur le choix du site convoité par SITA
que sur les volumes envisagés, nous a informé que le nouveau Préfet ne
démentirait pas la politique de son prédécesseur ( Monsieur Idrac) en
ce qui concerne les objectifs, et nous a indiqué ce que suit : Tout
d’abord la situation actuelle n’est pas le fait de la Préfecture mais
du laxisme des élus qui pendant plus de 20 ans ont refusé de prendre à
bras le corps le problème des déchets. Il nous rappelait :
-que le bureau d’étude ANTEA avait dans un premier temps relevé une trentaine de sites susceptibles d’accueillir des CSDU.
-que
l’Agglo n’avait pas joué le jeu, en attendant d’être mise en demeure
par le Préfet de désigner des sites. (CASTRIES, GUZARGUES, TEYRAN,
SATURARGUES).
Il indiquait que la jurisprudence
administrative obligeait l’agglo à faire la preuve qu’elle était dans
l’impossibilité d’enfouir ses déchets dans le périmètre de l’agglo
avant de proposer des sites à l’extérieur.
La conséquence étant que seul le choix de Castries était retenu parmi
les propositions. Celui-ci ne pouvant recevoir que 80 000 t/an. Il y
avait une grosse carence, sachant que l’agglo a 95 000t/an à enfouir,
et la zone Est de l’Hérault 170 000t/an.
Ainsi, il a justifié le projet porté par SITA sur Fabrègues puisque
d’après lui, au risque de fragiliser la politique de la Préfecture, il
était indispensable de trouver des sites à l’intérieur du périmètre de
l’Agglo. Nous lui rappelions que la règle du jeu qui consiste a enfouir
les déchets chez soi, ne semblait jouer que dans un sens, car la
préfecture demandait à l’Agglo d’enfouir ses déchets dans son
périmètre... par contre à FABREGUES, elle accepterait que soient
importés des déchets hors agglo et même hors zone est de l’Hérault !
En ce qui concerne les volumes envisagés par SITA : 190 000 t/an
traitées, 150 000 t/an enfouies, il semble que le Secrétaire général de
la Préfecture n’y voie rien de choquant. Bien qu’il pense que le Préfet
n’acceptera certainement pas que tout le volume soit entreposé sur
Fabrègues, il en justifie l’ampleur par le fait qu’il ne croie pas à la
méthanisation des déchets de l’agglo qui produirait un compost de
mauvaise qualité dont ne voudraient pas les agriculteurs et qui donc
risquerait de finir en décharge ; idem pour les boues d’épuration...
En plus il souhaite disposer d’une capacité d’enfouissement confortable
au cas où... c'est-à-dire, si par exemple il fallait interrompre
momentanément un incinérateur...
A ce sujet il n’écartait pas la possibilité d’importer à FABREGUES des
déchets de la zone Ouest du département, vu la situation de blocage qui
existe dans ce secteur notamment pour le projet SITA à TANARES (RIOLS).
Bref il concluait sa démonstration en laissant supposer que SITA venait
apporter la solution a tous ses problèmes, en proposant à FABREGUES son
pôle multi filières. Même s’il pense que la SITA devrait faire plus
d’efforts sur la réduction des nuisances, en proportion des bénéfices
énormes qu ‘elle pourrait réaliser.
Il indiquait en outre qu’il était favorable au pôle multi filières qui
présenterait selon lui, l’avantage de tout traiter sur un même site.
Nous lui rappelions que le centre de tri et de compostage des déchets
verts ne correspondaient nullement à l’intérêt général, car selon
l’aveu même de M. MOURE, ils étaient en concurrence avec l’agglo. Cet
argument n’était pas retenu par M. GALLI , qui disait qu’il fallait que
les filières soient diversifiées pour se garder des solutions en cas de
conflits sociaux chez NICOLIN, SITA ....
L’emplacement choisi (Le domaine viticole de MIRABEAU) n’a pas semblé
le choquer particulièrement, bien qu’il ait annoncé qu’il ferait
vérifier l’étude d’impact par ses services, afin de ne pas se faire «
casser » au Tribunal Administratif.
En ce qui concerne
l’incohérence qui consiste à valider le choix de cet emplacement alors
que le gouvernement envisageait de l’englober dans une protection
élargie du site de la Gardiole, il nous a semblé que la préfecture
allait tenter d’utiliser le subterfuge de n’élargir la protection qu’à
la partie sud du massif ce qui laisserait à SITA la possibilité
d’exploiter son site dans la partie nord.
Il tentait de nous convaincre qu’il fallait discuter, (c'est-à-dire se
résigner..) plutôt que d’aller devant les tribunaux (ce qui semble
particulièrement le gêner).Avant de conclure : «Nous allons
ferrailler... la rentrée risque d’être chaude »
Nous ne l’avons bien entendu pas démenti. |